J’ai rencontré ma voisine de pallier sur un site de rencontres

22 juillet 2014 by in category Blog with 1 and 0

La vie est pleine de surprises et le hasard fait parfois bien les choses. Témoignage d’un jeune homme qui est allé boire un verre, sans le savoir, avec sa voisine de pallier.

J’ai 33 ans, je vis à Paris et je fais un travail informatique plus ou moins obscur auquel personne ne comprend jamais rien. J’aime bien Coldplay, Bernard Werber et les Tarantino. Je ne suis ni un furoncle, ni un canon de beauté. Bref, je suis quelqu’un de normal. Peut-être même trop. Car à 33 ans, je n’avais jamais vécu de relations sérieuses avec une autre femme avant cette année. Et la façon dont nous nous sommes rencontrés est, ma foi, digne d’être narrée !

ariel

Avant toute chose, j’habite dans mon appartement depuis quasiment 2 ans et je n’ai jamais vraiment rencontré ou prêté une once d’intérêt à mes voisins. Je leur marmonne un vague “bonjour/bonsoir” quand je les croise dans la cage d’escalier, lève rarement vraiment la tête vers eux et ne sais même pas leur nom de famille. Bref, le cliché du parisien qui ne connaît même pas ses propres voisins.

 

Le premier contact sur un site de rencontres

Un soir, alors que je me connecte sur mon site de rencontres préférés (grâce auquel je n’ai chopé qu’une seule petite fois mais bon, c’est toujours mieux que rien), je vois qu’une femme visite mon profil. 5 minutes plus tard, elle m’envoie un message. Nous avons parlé pendant une bonne heure, avant de se dire bonne nuit et de se promettre de se reparler le lendemain. Le lendemain : rebelote. Cette fois-ci pendant 2h. Idem le surlendemain, et le jour d’après, etc, etc. Le feeling est extrêmement bien passé et elle m’attire beaucoup.

Après deux semaine de papotage, elle fait le premier pas et me propose un rendez-vous. J’accepte avec plaisir et la laisse décider du lieux. Elle m’avoue choisir un café pas très loin de chez elle car elle n’aime pas prendre les transports en commun quand elle peut vraiment les éviter. Je comprends et, de toute façon, le café qu’elle me propose est également à 2 pas de moi. Au moins, on habite pas très loin !

easy

Le premier rendez-vous

Je suis arrivé en avance au rendez-vous et l’ai attendu pendant 15 minutes. Quand elle est arrivée, je l’ai trouvé immédiatement encore plus jolie en vrai. Nous avons parlé pendant 2h à cette terrasse de café, nous avons décidé d’y aller doucement et de nous donner un 2nd rendez-vous pour la semaine d’après.

Après lui avoir fait la bise, je suis directement reparti en direction de mon appartement. Quand tout à coup, la désagréable sensation de me faire suivre m’a fait tourner la tête. Elle était là, en train de marcher derrière moi, totalement absorbée par son téléphone. Je me suis dit qu’elle devait habiter à quelques rues de chez moi et ai continué mon chemin. Au moment de tourner dans ma petite ruelle qui amène à un cul de sac, je l’ai encore senti me suivre.

Et là, le parano qui est en moi s’est directement dit qu’elle me voulait du mal. Pour me suivre, style de rien, jusqu’à chez moi, elle devait avoir un grain. On avait déjà entendu des histoires comme ça : “faits divers : un jeune homme est victime d’une psychopate et est retrouvé mort dans la ruelle en bas de chez lui.” “Sa mère, en larmes : “je lui avais dit de ne pas s’inscrire sur un site de rencontres, on ne sait jamais sur qui on tombe !”

parano

Ma stalkeuse

Alors que mon esprit malade continuait à s’inventer des histoires toutes plus sordides les unes que les autres, je l’ai vu prendre une clé dans son sac, lever les yeux vers moi et vers la porte devant laquelle j’étais arrêté. Elle a directement explosé de rire et m’a dit : “Arrête… me dis pas que tu habites ici ?

– Bah euh… si…

– Bon et bien le hasard fait bien les choses alors !”

Elle a ouvert puis m’a tenu la porte et on s’est engouffré dans l’ascenseur. Elle a directement appuyé sur le bouton du 3ème étage et, voyant que je n’appuyais sur aucun autre bouton, elle m’a lancé :

“Ah parce qu’en plus d’être du même immeuble, tu squattes le même étage que moi ?”

Arrivés au 3ème étage, nous avons pris ensemble le couloir de gauche et nous sommes retrouvés devant nos deux portes d’entrée respective. Elle a sourit, m’a dit qu’elle n’y croyait toujours pas, m’a agrippé par le col pour m’embrasser et m’a invité à rentrer chez elle en me disant que “de toute façon, tu connais le chemin pour rentrer chez toi demain matin…”

 

1 Comment

  • Jean-Claude
    on 12 mai 2015 Répondre

    Quels veinards!

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