Comment expliquer avec classe et finesse qu’on ne veut pas donner suite à un premier rencard ?

15 juillet 2014 by in category Blog with 0 and 0

Parfois dans la vie, on rencontre une personne sur Internet, on parle, on rigole et arrive le moment où on la rencontre en vrai. Et là, c’est la désillusion, on sait qu’on n’aura pas envie de revoir cette personne. Comment bien gérer la chose ?

gif69

Guillemette avait l’air super. Jolie, intéressante et drôle, le feeling passait bien sur le tchat. Tout naturellement, vous l’invitez à boire une petite bière histoire de concrétiser votre rencontre. Pourtant, IRL, Guillemette ne vous fait pas le même effet. Vous vous rendez compte que ses photos la mettaient un peu trop en valeur, que son intelligence n’a pas la même saveur quand elle ouvre la bouche et que son humour est, au final, plus proche du “tire sur mon doigt” que de la dernière vanne de Nicolas Bedos.

Bon. Il n’y a pas mort d’homme, vous savez juste que vous ne la reverrez pas. Encore faut-il bien lui faire comprendre. Voyons ensemble les différentes techniques d’approche.

 

1. Le silence radio

Deux possibilités : soit elle ne vous recontacte jamais, auquel cas vous pouvez déduire qu’elle n’a pas été très attirée par vous non plus. Vous pouvez donc également faire le mort puisque vous êtes au moins tombés d’accord sur un point.

Soit elle vous renvoie un message dans lequel elle vous dit qu’elle a passé une super soirée et qu’elle aimerait bien vous revoir d’ici peu. Malaise. “Et meeeerde…” pensez-vous en votre fort intérieur. “Pas grave, j’lui réponds pas, elle finira bien par comprendre.” La tentation est forte… mais vous vous dîtes que ce n’est quand même pas très sympa. D’un autre côté, un silence vaut mieux qu’un long discours. Mais de l’autre, vous n’aimeriez pas qu’on vous fass…STOP.

gif70

Sachez que faire le mort pour un message passe encore. Moralement, c’est acceptable. Mais si Guillemette réitère, ne soyez pas méprisant et répondez-lui. Rendez-vous au point n°2 pour plus de précisions !

 

2. Le “c’est pas toi, c’est moi”

Oh oui, vous pouvez crier au cliché. Et vous aurez raison. Mais qui a dit que le cliché était forcément mauvais ? Il peut parfois être d’une grande aide !

Sans tomber dans le too much, balancez finement quelques pointes clichés par ci par là.

Exemple : “Salut Guillemette ! Écoute, j’ai bien réfléchi et je me rends compte que je ne suis pas prêt à me lancer dans une nouvelle histoire. Je sors à peine d’une longue relation et je pense que j’ai besoin d’être seul pour le moment. En tout cas, tu es une fille très chouette et j’espère que tu trouveras un homme qui a aussi mauvaise haleine que toi et qui pense également que le dalaï-lama est le Saint Patron des lamas. Bisous de loin.”

Adaptez ces dernières anecdotes à votre convenance, bien entendu.

 

3. L’honnête

Si votre dernière longue relation en date est celle que vous avez entretenue avec Mélanie Granget en 4ème B, la technique ci-dessus ne vous parlera pas tellement. De plus, vous préférez la jouer honnête tout en évitant de la blesser. Commence alors un savant jeu d’euphémismes et de métaphores.

Exemple : “Salut Guillemette ! En soit, ça me ferait plaisir de te revoir mais j’aurais peur de t’utiliser. Tu es une fille très sympa mais je ne sais pas, il n’y a pas eu le petit “truc” qui fait que je peux me projeter avec toi. Au figuré bien sûr. Parce qu’au propre, je ne suis jamais contre l’idée de projeter des filles dans mon lit. A bon entendeur !”

gif71

 

4. Le “je sors du placard”

C’est petit. C’est assez moche d’en arriver là. Mais pourquoi pas ?

Exemple : “Salut Guillemette ! Écoute, en l’espace d’une semaine, je me suis découvert une attirance pour mon collègue Denis. Je ne sais pas ce qui est en train de se passer en moi mais je sens que c’est une voie qu’il faut que j’explore. (Uhuh… t’as saisi le double sens ?) Tu m’en veux pas dis ? On peut rester bons copains. Le bisou !”

Alors à vos claviers, prenez votre courage à deux mains et brisez le coeur de Guillemette avec toute la classe et l’élégance qui sont désormais vôtres.

 

Add comment